ASSOCIATION

SUDHA MERO MAYA

     

LA MOT DE LA VICE-PRESIDENTE

                                       A ceux qui me connaissent ou voudrons me connaître

 

     J'ai réalisé  l'importance  de  ne  pas  être  égoïste vis-à-vis d'autrui lorsque le verdict

est  tombé, nous  informant que ma sœur ne pourrait jamais avoir d'enfant, venu de son

ventre. Il  fallait  alors qu'il vienne du bout du monde. Très  peu de gens savent ce qu'est

le parcours de l'adoption, car non, on n'achète pas un enfant comme le fait d'un bien. Il

faut se  munir  de patience, le vouloir de tout son cœur, aller jusqu'à le rêver, parce qu'il

faut le  trouver   loin,  très  loin... En   France l'adoption est possible, mais pour un petit

nombre de  couples  seulement.  En  2006,  pour  800  enfants  abandonnés  sous X , 4200

ont  été adoptés à l'étranger.

     Alors  la  plupart,  les  courageux, ceux  qui n'ont pas peur de se démunir de tous leurs

biens,   se  lancent  cœur,  corps  et âme  dans cette belle aventure. Pour ma sœur et moi,

seul  notre  courage nous a permis d'y croire. Nous avons versé des larmes douloureuses

que rien ne semblait pouvoir arrêter, puis elle a rencontré son enfant au Népal. Un matin d'octobre  2005, une  petite  fille  est  entrée  dans  nos  cœurs. Nous l'aimions tant, nous voulions tous la serrer dans nos bras impatients et chaleureux. Je devenais tata, ma fille était  marraine  et  mon  fils  un  oncle. Mon mari, ému,  alluma  une  bougie  jusqu'à leur retour,  mi-février 2006.

     Ce ne fut pas un miracle, mais plutôt le courage de ma sœur qui a fait ce long chemin.

Résultat elle a tout perdu dans notre pays, dont son emploi, mais elle a tout gagné dans

celui  de  son  enfant. Même la guerre ne l'a pas contrainte à revenir. Elle a passé Noël à

l'orphelinat  avec  320  enfants dont certains ne connaîtront jamais l'amour, le bonheur

d'une famille, et resteront là-bas, finiront dans les rues à la recherche de nourriture, d'un

geste, d'un regard, d'un sourire, d'un mot gentil. Patricia m'a envoyé des photos et nous

nous sommes promis que nous ferions tout notre possible pour aider ces mômes des rues.

     Aujourd'hui  nous  vivons  pleinement la joie de partager chaque jour un vrai bonheur

avec notre petite népalaise. Son regard est pétillant de vie, elle nous a adoptés et nous

lui appartenons,  nous  émerveillant  devant  toutes ses  nouveautés. Elle nous a amené

Des joies inénarrables car elle transpire littéralement le bonheur.

     Vous  vous  sentirez peut-être concernés, mais aussi et surtout j'espère que vous serez

touchés  de  savoir  que  la  faim  mine aussi l'existence des tout-petits, et que vous serez

poussés par votre conscience à nous aider.

     Alors,  pour  pouvoir vous dire ce mois-ci c'est MOI qui nourrirai, soignerai un môme,

venez  nous  rejoindre et peut-être qu'ainsi votre démarche en rassemblera d'autres qui

permettront à nos projets de voir le jour. Je suis persuadée que certains le feront car, où

qu'il  soit,  un enfant restera toujours une priorité. D'autres s'abstiendront, par égoïsme

ou de crainte que leur argent ne soit pas bien utilisé, ce en quoi ils auraient tort.

    Je  ne  sais  pas  ce  que  ces gosses attendent du père Noël, mais j'espère pour eux qu'à

la  fin  cette année vous leur permettrez d'avoir un toit et de manger à leur faim, d'aller

à  l'école  pour  apprendre  que la vie peut être plus belle, ce qui serait déjà pour eux un

grand pas vers une vie meilleure, un futur moins sinistre qu'ils le sentent aujourd'hui.

     Je vous remercie donc à l'avance de faire passer le message car plus nombreux nous

serons,  plus  forts  nous  deviendrons,  et  peut-être  qu'un jour nous irons les voir et les

serrer dans nos bras...

 

 

                                                                             Carole Alglave

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patricia.alglave@orange.fr